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Un retour en arrière… (1 de 2)

19 Août

Il n’y a pas que nos infrastructures qui tombent en ruine. Le monde politique québécois aurait aussi besoin de sérieuses rénovations. Et comme dans le cas d’une maison ou d’un viaduc, le rafistolage intensif se doit d’être fait à tous les 30 à 40 ans.

Depuis 1867, le Québec a traversé quatre alignements majeurs de ses astres politiques. D’abord, jusqu’en 1897, les conservateurs ont globalement dominé le paysage. Une longue période de règne sans partage des libéraux s’est ensuite installée jusqu’à l’arrivée de Duplessis et l’absorption par les conservateurs de l’Action libérale nationale dans l’Union nationale, en 1936. Jusqu’en 1970, le duel entre Union nationale et parti libéral constitue le pain quotidien du monde politique québécois. Émerge alors le parti Québécois qui supplante l’union nationale, pour donner la dichotomie prévalant encore à l’heure actuelle.

L’échantillon historique n’est pas très représentatif, mais la tendance qui se dessine est celle d’un réalignement des acteurs en présence après 30 à 40 ans. Or, la période actuelle dure depuis… 41 ans. La situation sur le terrain semble vouloir confirmer que nous nous trouvons, une fois de plus, à la croisée des chemins.

Cette alternance de situations s’est toujours faite dans un certain agitement socio-politique. La dernière décennie du 19e siècle a vu son lot de scandales et d’affaires ayant soulevé les passions au pays, précipitant la chute des conservateurs tant au Québec qu’au Canada. L’arrivée de l’Union nationale s’est faite sur fond de forte corruption chez les libéraux et de crise économique prolongée, et le parti s’est consolidé à travers les débats sur la conscription qui ont déchiré le Québec d’alors. Quant à l’apparition du PQ, elle s’inscrivait dans le cadre large des agitations sociales des années 1960 et 70: montée du nationalisme, troubles syndicaux, crise d’Octobre, etc. Encore là, on sent aujourd’hui divers signes de mécontentement: cynisme largement répandu, corruption alléguée à large échelle, opposition citoyenne à de nombreux projets…

Que nous apprend cette perspective historique (qui, je le concède, demeure rudimentaire) sur la situation actuelle? Si le passé est garant de l’avenir, les choses vont profondément changer d’ici peu sur notre scène politique. Plusieurs signes des dernières années le montrent d’ailleurs: gouvernement minoritaire, mécontentement record envers le gouvernement, élection massive du NPD au fédéral, montée et chute de l’ADQ indiquent tous la volatilité de l’opinion. Les gens ont soif d’une alternative.

Le PQ de Pauline Marois et nombre de ses députés veulent tenir des consultations citoyennes pour se sortir de l’impasse… Mais les consultations ne changeront rien au fait que le PQ appartient au passé de par son existence même. L’indépendance n’a pas à être portée par ce seul parti, bancal depuis sa fondation. Ce que les citoyens (et les souverainistes, surtout!) veulent, c’est une alternative. Pas un PQ revampé.

Le PLQ a commis les mêmes péchés que jadis. Il n’avait pas vu venir la force de frappe concertée de l’Action libérale nationale et des conservateurs, devenus Union nationale, en 1935-36. Il n’avait pas vu venir le Parti québécois en 1976. Il n’avait pas vu venir l’ADQ en 2007. À l’opposé du PQ, qui se décompose en public, le PLQ présente un front uni. Mais dans son obstination et sa vanité (nous ferons l’unité des Québécois…), il ne fait que démontrer qu’il s’entête dans ses erreurs, ne se remet jamais en question, se croit au-dessus de tout même quand le monde s’effondre autour de lui.

Que reste-t-il au citoyen? La réponse demain.

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35 Commentaires

Publié par le 19 août 2011 dans Histoire, PLQ, Politique générale, PQ

 

35 réponses à “Un retour en arrière… (1 de 2)

  1. Maxime Guérin

    19 août 2011 at 16:31

    Alexis ! Quel beau geste d’éclat. Tu as été franc et juste avec toi-même, c’est très admirable.

    L’avenir ? J’espère que tu répondras la coalition pour l’avenir du Québec 😉

     
    • Alexis St-Gelais

      19 août 2011 at 17:06

      Ah, Maxime, cela faisait longtemps… Disons que ma position sur la coalition est double. D’un part, non, pour moi l’avenir n’est pas cette coalition (si la divergence que j’avais avec le PLQ est à gauche, imagine avec cette formation!). D’un autre côté, je ne peux que saluer une démarche qui cherche à ajouter de la nouveauté au paysage politique québécois. Bref… bonne chance à François Legault et ses collaborateurs, en toute bonne foi.

       
  2. Frédéric Benoit

    19 août 2011 at 16:56

    Bonjour Alexis,

    Si un mouvement social-libéral naisait au Québec.

    Voudrais-tu y participer?

    Sincèrement,

    Frédéric Benoit, 24 ans
    Social-Libéral, étudiant universitaire multidisciplinaire

    fredben87@hotmail.com

     
    • Alexis St-Gelais

      19 août 2011 at 17:03

      C’est le genre de suggestion à fouiller et discuter. Les étiquettes sont à la fois précises et imprécises pour le faire, hélas… En quoi cela consisterait-il plus exactement?

       
      • Frédéric Benoit

        19 août 2011 at 20:09

        Quelques idées…

        – Instauration d’un modèle économique permettant l’épargne à la consommation «Avec peu de répercussions inflationnistes»
        – L’impôt post-universitaire et intergénérationnel (À cause principalement du manque de philanthropie des individus envers leur alma mater.»
        – La création de l’Institut québécoise du développement et de la recherche scientifique (IQDRS) «Pour apposer un sceau officiel universel sur tous les brevets de nos chercheurs»
        – Réforme des paliers d’imposition.
        – Transformation structurelle des sociétés d’État (SAQ ou Loto-Québec) pour la préservation d’acquis sociaux. «En l’occurence, pour aider au financement du régime des rentes et de façon à ne pas puisser sur les actifs de rendement.» «déclin démographique dangereux oblige»
        – L’abolition de la contribution santé dans sa forme actuelle. «Instaurer un modèle de financement plus progressiste.»
        – Réaménagement des prêts et bourses dans un programme plus élaboré d’Assurance-Étude.
        – Réduire le taux de subventions de l’État aux écoles privées, jusqu’à parité de la contribution parentale.
        – Ouverture d’heures supplémentaires de classe pour tous les élèves du réseau des écoles sécondaires publiques à fin de valoriser l’effort et la persévérance. «Solliciation des enseignants suppléants et enseignantes suppléantes.»
        – Programme de Méritas dans les écoles primaires et secondaires. «Améliorer l’environnement pédagogique.»
        – etc.

        Enfin, moi aussi j’ai décroché du PLQ. Mais je n’ai jamais réellement contribué à ce parti. Car à part la défense des libertés individuelles, il y a trop peu d’éléments qui me rejoignent idéologiquement parlant.

        Frédéric Benoit
        Social-libéral

        P-S: Je n’aime pas plus les étiquettes. Cependant, il est temps qu’au Québec la culture politico-économique s’accroit au-delà de la sociale-démocratie ou du néolibéralisme. D’où l’émergence d’un courant pronant un social-libéralisme de centre-centre-gauche comme je me plais à l’appeler.

         
        • Alexis St-Gelais

          19 août 2011 at 20:47

          Plusieurs de ces idées rejoignent des ébauches que j’avais déjà faites, des concepts lancés sur mon ancien blogue ou encore lors de simulations parlementaires… Je n’avais pas beaucoup entendu parler du social-libéralisme jusqu’ici, mais le concept semble intéressant.

          Je vous recontacte par courriel.

           
  3. Loi7uis

    19 août 2011 at 17:05

    Être de centre-gauche et militer pour le PLQ, vive l’ignorance!

     
    • Alexis St-Gelais

      19 août 2011 at 17:15

      On pourrait dire la même chose de ces gens de droite qui, pendant des décennies, ont milité au PQ avant de se rendre compte, tout récemment, que le parti s’éloignait trop de leurs valeurs pour bien les représenter. La même chose vaut pour les souverainistes de Québec solidaire.

      La politique demeure l’art du compromis: en se butant, on n’arrive à rien. J’ai entretenu l’espoir de pouvoir ramener le PLQ à ce qu’il était dans les années 60 et 70, un parti effectivement de centre-gauche. Devant l’impossibilité d’y parvenir et d’autres facteurs, j’ai fait mon choix.

       
    • messemble

      19 août 2011 at 22:44

      Je ne suis pas d’accord, c’est surtout que le libéralisme était de gauche il y a 200 ou 300 ans. Il s’agit précisément de vivre dans le passé. Surtout en étant dans l’attente du Canada égalitaire tel qu’il aurait existé selon l’historiographie officielle, faut vraiment mais vraiment aimer vivre dans le passé.

       
      • Alexis St-Gelais

        19 août 2011 at 22:53

        Je doute qu’on puisse en toute honnêteté classer l’instruction publique obligatoire, le droit de vote des femmes, la nationalisation d’Hydro-Québec, la création de la SGF et de la Caisse de dépôt et de placements, la Baie James et autres réalisations libérales des années 40 à 70 comme étant de droite…

        Par contre, à l’heure actuelle, la tendance est indéniablement à droite au PLQ.

         
        • messemble

          19 août 2011 at 23:06

          Il y a deux choses à ne pas confondre, les politiques de gauche ou droite et les gestes d’État. Ce que vous énumérez, ce sont des gestes fondateurs d’État, qui ne sont ni de droite ni de gauche. Et bon, dans votre liste, il y a beaucoup des oeuvres de Lévesque et Parizeau, un temps associé au PLQ.

          Mais bref, le vrai problème politique au Québec est que la gauche soit indépendantiste et la droite dépendantiste. Et ce n’est vraiment qu’un hasard de l’histoire qu’il n’en ait pas été autrement, le Québec est un jeune pays, sans une longue histoire nationale, et parallèlement, Marx y est arrivé beaucoup plus tard qu’ailleurs. Le résultat est un PLQ à genoux devant Ottawa mais prêt à cracher sur ses propres voisins et amis si ceux-ci n’en peuvent plus d’Ottawa; et le PQ pendant ce temps, il continue son funambulisme entre la révolution et la sécurité.

           
  4. Jean Claude Pomerleau

    19 août 2011 at 17:25

    Bravo pour votre initiative de sortir de la ligne de parti pour reprendre votre droit de paroles citoyenne.

    Ayant passé un certain temps dans la bulle libérale vous avez sans doute perdu de vue ce qui ce passe réèllement au Québec. Voici ma lecture de la gravité de la situation:

    http://www.vigile.net/Une-Nation-face-a-son-destin

    JCPomerleau

     
  5. Tevax

    19 août 2011 at 17:49

    Bravo pour ton geste Alexis !!!

    Y-a-t-il des secondeurs …?

     
    • Alexis St-Gelais

      19 août 2011 at 18:02

      Peut-être pas nombreux, peut-être pas visibles, mais les témoignages que je reçois me laissent croire qu’il y en a. Et espérons qu’ils se multiplieront.

       
      • Daniel Breton

        19 août 2011 at 21:10

        Bonsoir Alexis,
        peux-tu me contacter?

         
  6. Daniel Lalande

    19 août 2011 at 22:39

    Et si le problème résidait dans le financement des partis politiques? Seuls les mieux nantis et les entrepreneurs prospères ont les moyens de donner des montants substantiels aux partis politiques. Et comme ces « dons » sont rarement totalement désinteressés, les élus se font certainement rappeler à qui ils doivent leur victoire. Par conséquent, doit-on se surprendre des prises de position du PLQ? Entre le gros contributeur et le petit contribuable, le choix semble facile à faire… Et tant pis pour les dommages collatéraux, qu’ils soient environnementaux ou sociaux. Money talks… Il me semble qu’il faudrait accorder une place prépondérante au financement public et limiter sérieusement le financement privé. À financement plus démocratique, on aurait probablement une gouvernance plus démocratique.

     
    • Alexis St-Gelais

      19 août 2011 at 22:48

      Le financement des partis n’est qu’une des pièces du puzzle. Plus de proportionnalité, un allégement de la ligne de partie, une mise à jour des procédures en chambre sont toutes des conditions nécessaires à l’assainissement de notre climat démocratique.

      Un financement public large… Je n’ai rien contre. Bien au contraire.

       
  7. messemble

    19 août 2011 at 22:40

    « le PQ appartient au passé de par son existence même »

    Ce que vous dites est soit un énorme préjugé ridicule ou l’affirmation théorique que la dépendance est souhaitable. Comme votre chef qui ne sait pas quoi faire devant le financement de la ligne électrique sous-marine, vous ne comprennez pourquoi des gens sensés veulent l’indépendance.

     
    • Alexis St-Gelais

      19 août 2011 at 22:46

      Cette remarque faisait plus référence à la structure qu’est le PQ qu’à l’idée d’indépendance. Bien que ne partageant pas l’idéal souverainiste, je reconnais sans peine que l’idée peut se défendre, se structurer et être souhaitée en toute bonne foi. La question a sa place dans le débat public.

      Le PQ, par contre, demeure une coalition plus ou moins instable qui, au fil du temps, n’arrête pas de passer près de l’éclatement. Elle n’a pas beaucoup su se renouveller dans son leadership (la manière dont Boisclair a été traité est éloquente). Pauline Marois appartient encore à cette « première » génération de péquistes. Pour le bien supérieur de l’idée d’indépendance, je crois donc que oui, le PQ est anachronique. Le parti ne semble pas contribuer à garder vivante l’idée d’indépendance… ce serait même plutôt le contraire, parfois. Trop d’instabilité occulte le message derrière, et il serait peut-être tout simplement souhaitable que les souverainistes disposent de deux ou trois véhicules distincts. Il ne s’agit donc que d’un conseil honnête d’un fédéraliste à ses « adversaires ».

       
      • messemble

        19 août 2011 at 22:56

        Le système électoral ne se prête pas à la division, quand même. Et je n’ai jamais dis ou penser que le PQ était parfait, son problème n’est pas sa structure mais bien qu’il doive sans arrêt dire une chose et son contraire en même temps. Vous conviendrez que jamais un pays ne s’est libéré de l’occupant sans que les opposants ne se chamaillent moindrement. Et en plus, pour ajouter une couche de complexité, une fois une république normale (avec une gauche et une droite normale), nous allons alors être le premier peuple au monde à s’être affranchi démocratiquement et sans violence. Alors vous en voulez un défi politique, le voilà et le PQ s’y essaie depuis 1972.

        Et moi ce que je ne comprends pas, c’est qu’on puisse vivre sans problème dans le Canada et même en faire la promotion. Personne n’a jamais gagné dans la dépendance, c’est pour les perdants ça, et je ne comprends pas, très honnêtement, qu’on puisse encore trouver des gens pour défendre ce colonialisme doux et miéleux, qui transforme une taxe aggressive en bénédiction (déséquilibre fiscal) et qui force l’avancée de l’anglais au Québec avec leur Supreme Court? Comment peut-on sérieusement aimer ce régime-là, et s’y identifier? Est-ce vous vous identifier à Harper ou même à Chrétien ou Martin?

         
  8. John James

    19 août 2011 at 23:04

    Frédéric Benoit

    Tu es déconnecté de la réalité. C’est quoi ça un étudiant universitaire multidisciplinaire? Lâche ca et va travailler ou démarre un entreprise au lieu de lancer des idées d’universitaire déconnecté qui ne connait rien à la vraie vie. Le Québec a besoin de jeunes qui veulent entreprendre des choses au lieu de laisser des blokes et des immigrants le faire. Tes petites idées d’universitaire me font peur.

     
    • Frédéric Benoit

      20 août 2011 at 12:30

      Sachez, John James, que je vais prochainement, d’ici deux à trois ans, démarrer une entreprise qui sera révolutionner nos modes de transports. Je fais présentement un baccalauréat par cumul des certificats car j’aime diversifier mon champ de compétences autant au niveau du droit, des affaires, de l’économie, la philosophie, l’administration, la technologie et j’en passe.

      Mais il est fort possible que comme tu le dis, je sois si déconnecté de la réalité que je devrai possiblement prendre mes cliques et mes claques pour aller dans une société plus ouverte aux changements.

      Bon conseil à vous donner…Continuez à avoir peur car je ne serai jamais à votre image!

       
  9. Alexis St-Gelais

    19 août 2011 at 23:05

    Il existe une grande confusion avec l’utilisation du terme fédéraliste. Au Québec, être fédéraliste est interprété comme voulant dire que l’on défend le Canada. Partout ailleurs dans le monde, être fédéraliste signifie que l’on favorise un système fédéral. J’appartiens à la seconde catégorie.

    J’aurai le loisir de développer ma pensée ultérieurement, mais le Canada n’est pas tout à fait une fédération. C’est un pays inachevé, transgressant de nombreux principes fondamentaux du fédéralisme, passant à côté de sa nature profonde en s’obstinant à refuser que ce soit le cas, et empêtré dans un document vieilli et difficilement amendable (la constitution).

    Parlant de défis politique, celui-ci me tente assez… Peut-être suis-je masochiste, c’est vrai. Mais j’essaierai néanmoins.

     
    • messemble

      19 août 2011 at 23:08

      Désolé, vous n’appartenez à rien d’autre que la Reine du Canada 🙂

      Ça sert à quoi le Canada? Pouvez-vous me le dire?

       
    • messemble

      19 août 2011 at 23:11

      Sérieusement, à part exporter 60 milliards de nos impôts à Ottawa et leur confier nos intérêts stratégiques, ça sert à quoi le Canada?

      Ou encore, pourquoi une fédération où nous sommes une minorité est meilleur qu’un pays normal? Rendu là, pourquoi ceux qui un pays normal ne se fédère pas?

       
    • messemble

      19 août 2011 at 23:13

      J’ajouterai, en terminant, que c’est clair qu’il y a une confusion sur ce terme.

      Au Canada, ça n’existe pas des fédéralistes, on y retrouve simplement que des Canadiens. L’idée fédérale, et ce genre de truc, on ne retrouve ça qu’au Québec, où certains pensent qu’une minorité peut gagner par force de raison sur la majorité. Meech et Charlottetown, ça ne vous dit rien? Je préfère franchement le terme « dépendantiste » pour décrire ceux qui souhaite encore et malgré tout faire partie du Canada.

       
  10. Alexis St-Gelais

    19 août 2011 at 23:17

    Chaque chose en son temps: on s’éloigne un peu trop du sujet du billet, ici… Patience.

    Quant à votre remarque sur les gestes de fondation d’État… La droite économique repose précisément sur l’assomption que l’État doit demeurer minimal. Fonder un État structuré et fort va donc à l’inverse de ce précepte, et s’apparente dès lors à la gauche! J’ai du reste le plus grand respect pour Parizeau et Lévesque, qui, s’ils ont contribué au PLQ dans leur temps, y trouvaient probablement leur compte, au plan des valeurs.

     
    • messemble

      19 août 2011 at 23:44

      « Fonder un État structuré et fort va donc à l’inverse de ce précepte »

      Je vous conseille fortement de lire les classiques. Peut-être ne changerez-vous pas d’idée sur le castor bilingue ou sur le rôle de l’État, mais vous n’aurez certainement pas une conception aussi tranchée et peu crédible que celle-là. Le taux d’inflation naturel de l’État, c’est reconnu par tous les politicologues parce que ça existe! – et c’est, complètement contraire à ce que vous avancer. Et ça ce n’est qu’un exemple. Le simple fait que la monnaie existe, vous expliquez ça comment? Et vous feriez quoi sans État pour avoir un moyen d’échange pratique? Soyons sérieux 2 minutes!

      Et clairement, on en a la preuve depuis 2003, quand l’État québécois recule par idéologie néolibérale, en pratique c’est l’État canadien qui avance par instinct.

       
  11. messemble

    19 août 2011 at 23:47

    Mais bon, je suis sur un départ, mais je vous conseille quand même d’écouter http://www.youtube.com/watch?v=tO1ojIxYeEA de la série sur Duplessis, si vous ne l’avez pas déjà vu.

     
  12. Maxime Guérin

    20 août 2011 at 07:56

    Il faudra faire attention, car Lisette Lapointe prépare un nouveau mouvement souverainiste de grande envergure, elle et ses 60 jeunes … Ca si ce n’est pas être déconnecté…?

    Le droit constitutionnel Fédéral est tellement beau qu’il protège amplement le Québec, comme n’importe quelle province peu importe la langue qu’on y parle.

     
  13. viateur

    20 août 2011 at 10:28

    Je voudrais vous offrir une nouvelle option , le paradisme et pour en savoir plus vous devriez aller voir le site de : Raël.org

     
  14. Simon Beaudoin

    20 août 2011 at 12:41

    Si j’avais à déterminer une terme qui me décrit bien, ce serait probablement fédéraliste (de second type au Canada selon la typologie d’Alexis) social-libéral, mais on n’est qu’à la surface, car les idées d’État efficace ne me paraissent pas sans fondement. J’aimerais bien un impôt post-universitaire, un changement de mode de scrutin, une réforme du Sénat (au fédéral) qui permettrait aux législatures des provinces de nommer les sénateurs, mais aussi un impôt négatif sur le revenu. Je réfléchis aussi sur un impôt additionnel pour ceux qui sont riches au point de contrôler plus qu’un certain pourcentage du PIB.

    Bref, j’ai bien des idées, mais il y a un monde d’une idée à son application. Je garde espoir de véhiculer ces idées, cependant. J’aimerais entendre Frédéric Benoît sur l’impôt post-universitaire. Comment serait-il mis en application? Et aussi, si vous pouviez répondre à un détracteur qui dit que ce serait une taxe à la connaissance, que diriez-vous?

     
    • Frédéric Benoit

      20 août 2011 at 14:14

      «Et aussi, si vous pouviez répondre à un détracteur qui dit que ce serait une taxe à la connaissance, que diriez-vous?» dixit Simon Beaudoin

      Je dirais que l’endettement pour étudier à l’université est d’autant plus une taxe à la connaissance que ne pourrait l’être l’impôt post-universitaire. Puisque l’impôt post-universitaire servira à enrichir les universités non pas les banques.

      De plus, l’Assurance-étude, que je cite dans mes idées, n’a rien avoir avec le modèle d’Assurance-santé. Ce n’est pas l’État qui prend en charge le tout. L’Assurance-étude est un tout nouveau genre d’orientation sociétale. Cela amoindrira les frais de scolarité pour tous les étudiants universitaires et fera en sorte de réduire les coûts de l’État pour le programme des prêts et bourses.

      Je développerai davantage sur un blogue à venir.

       
      • Alexis St-Gelais

        21 août 2011 at 10:52

        À mon avis (et bien sûr, cela dépend de ma vision des détails d’un tel impôt post-universitaire, auquel je suis favorable depuis que j’en ai entendu parler), il ne s’agit pas d’une taxe supplémentaire, mais simplement d’un déplacement temporel du moment de payer la facture. Il est normal que la société investisse une certaine proportion du coût des études pour pouvoir bénéficier de l’expertise développée dans ses institutions ultérieurement. Et il est aussi normal que l’étudiant, qui pourra plus tard profiter de ses études par le biais d’un salaire possiblement plus important que celui d’un autre ayant quitté rapidement les bancs d’école, participe également à cet investissement.

        Un étudiant n’a toutefois pas de moyens financiers importants au moment de ses études. L’impôt post-universitaire lui permet de « rembourser » ses frais lorsqu’il reçoit de l’argent parce qu’il est sur le marché du travail, et seulement en proportion de ses revenus, donc en respectant sa capacité financière du moment. C’est une mesure plus juste et plus flexible, qui permet à l’étudiant de souffler au moment de sa vie où il est le plus vulnérable financièrement, à savoir sur les bancs d’école.

         
        • Frédéric Benoit

          21 août 2011 at 18:01

          Exactement, il s’agit de la possibilité pour un étudiant ou une étudiante universitaire de reporter une partie (10% ou moins) du coût de ses frais de scolarité, jusqu’à ce qu »il soit en période de plein emploi.

          Mais l’impôt post-universitaire peut-être aussi utilisé de façon à financer substantiellement les universités par un report de frais déterminés sur les coûts engendrés du programme universitaire.

          Par exemple, un jeune étudiant choisit d’aller faire des études en médecine. La société garantie que le coût de ses droits de scolarité à l’entrée sera le même que s’il avait opté pour un tout autre programme (droit à l’égalité des chances). Par contre, conséquemment à son choix, il devra assumer un intérêt (frais déterminés sur les coûts engendrés) supérieur à quelconque autre programme. (progressivité d’impôt post-universitaire)

          Ainsi, par le choix de son programme (liberté de choix), l’étudiant aura, à la fin de ses études, l’obligation d’assumer un impôt post-universitaire inférieur ou supérieur à ses comparses mais équivalent en terme de pourcentage sur son niveau salarial obtenu post-universitaire.

          Donc, l’impôt post-universitaire n’est payable qu’à une seule occasion, à un montant final déterminé fixe et prélevé en pourcentage sur le salaire jusqu’à échéance.

          Pour l’idée d’assurance-étude que je mentionne, il s’agit en fait que toutes les entreprises, sur le territoire québécois, souscrivent à l’obligation d’avoir une assurance-étude qui comble grosso modo 60% des frais de scolarité universitaire des enfants de leurs employés qui ont au moins trois ans d’ancienneté. Si les employés de l’entreprise sont syndiqués, il y a partage des coûts (30/30) de l’assurance-étude entre le syndicat et l’entreprise.

          Il s’agit de la formation de caisses d’assurance-étude et le coût engendré par les compagnies et les syndicats sera minimal profitant à la société toute entière.

          Il faut savoir se servir de la temporalité pour enrichir toute une société,

           

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