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… pour mieux dessiner l’avenir (2 de 2)

Que reste-t-il, donc, au citoyen?

Un parti politique est une bête difficile à dompter. Quiconque, néanmoins, a le droit au Québec de tenter de lancer sa propre formation politique, et de faire concurrence à celles déjà en présence. Quiconque a le droit d’essayer de se faire valoir lors d’élections. Et si concurrencer le PLQ et le PQ peut sembler une tâche difficile, il faudra bien pourtant y venir, puisque ces deux partis ne semblent pas en mesure de se réformer et de suivre les aspirations du peuple du Québec.

Il reste au citoyen l’option de secouer sa torpeur et de prendre lui-même les choses en main. Quand rien ne va plus sur la planète politique, il est de notre devoir de nous lever et de proposer une alternative qui soit crédible. Pour qu’un nouveau courant politique puisse naître et croître, il faut que la situation sur le terrain s’y prêtre. Or, on a soif de changement. Le NPD, bien que n’étant pas réellement un nouveau parti, a bénéficié d’un momentum formidable. Sans équipe bien implantée, sans grosse machine électorale bien huilée, sans financement généreux, il a changé le paysage politique fédéral au Québec du tout au tout. Et rien n’empêche les citoyens de décider de faire le ménage de la même manière en politique provinciale. C’est la preuve que lorsque la volonté populaire y est, les astres peuvent se réaligner. Et il est temps de mettre ce pouvoir à profit.

La soif de changement ne fait pas tout. Il faut s’assurer que le désir d’aller vers de nouvelles alternatives puisse être dirigé vers des options crédibles, construites et complètes sur le plan idéologique. Et pour qu’un choix éclairé puisse se faire, il faut plusieurs de ces options et un débat d’idées. À cet égard, je ne peux que saluer des démarches comme celles de la Coalition pour l’avenir du Québec, le Réseau liberté Québec, Option Québec ou le Nouveau Mouvement pour le Québec. Québec solidaire, à sa manière, participe aussi au mouvement, comme véhicule plus achevé que les autres. Dans tous ces mouvements en amorce, il reste une catégorie d’oubliés, celle à laquelle j’appartiens, les fédéralistes de gauche ou de centre-gauche.

Ceux-là, j’aimerais, grâce à ce blogue, les découvrir et les entendre. J’aimerais tisser avec eux des liens, pour voir comment nous pourrions structurer nos efforts, prendre notre place sur l’échiquier politique. La journée d’hier m’a déjà permis d’entrer en contact avec quelques personnes. Il ne faut parfois que la réunion de gens motivés pour changer l’ordre des choses.

À tous ceux que la politique intéresse, même s’ils ne sont ou seront pas en accord avec mes positions, je ne peux que conseiller de continuer à suivre les débats. Si vous en avez le temps et le goût, contribuez donc à l’émergence de ces nouvelles forces politiques qui naissent. Montrez que vous ne vous laisserez pas prendre pour acquis par un système bipartisan qui donne l’illusion d’éternité aux détenteurs du pouvoir.

Nous sommes, je l’espère, à un tournant de notre histoire politique. Ce genre de moment pourrait bien déterminer notre sort collectif pour les 30 à 40 prochaines années. Ne restons pas passifs. S’il faut fonder des partis, qu’à cela ne tienne. Il est vrai que ce qui se produit actuellement peut donner l’impression que nous aurons trop de partis. Mais comme à chaque moment charnière du cheminement collectif, il est normal qu’il y ait une certaine ébullition, un éparpillement léger. La situation se corrigera avec le temps, et seuls les partis les plus intéressants sortiront de ce grand brassage d’idées. Si le PQ et le PLQ y sont encore, tant mieux pour eux. Si d’autres partis plus pertinents émergent, tant mieux aussi. La mise à jour sera faite et nous pourrons aller de l’avant.

Avec le passé en gage d’avenir, levons-nous et choisissons de quoi seront faites les quatre prochaines décennies au Québec.

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